Annexe technique
Le plus lumineux des téléobjectifs Nikon : le Nikkor 85 mm f/1.4 (illustré ici en version Ais).
Placez le pointeur sur l'image.
Avec leur remarquable capacité à gommer les distances, les téléobjectifs m'ont toujours fasciné. Aussi, j’ai longtemps pensé que l’utilisation d’une de ces “longues focales” suffisait à elle seule à garantir la réalisation facile de superbes photos d’animaux. Jusqu’au jour où j’ai pu placer mon œil derrière l’oculaire d’un boîtier photographique (24x36 mm) équipé d’un téléobjectif de 400 mm… Ce jour là, je me souviens très bien avoir été plutôt déçu : ce 400 mm ne “rapprochait“ pas autant que sa taille le laissait espérer ! Connaissant les difficultés d’approche de la plupart des animaux sauvages, j’ai brutalement réalisé, ce jour là, qu’un téléobjectif n’avait rien d’une baguette magique…
Si le caractère extraordinaire de l’objet s’était brutalement évanoui, il conserva longtemps son aspect mystérieux : un ensemble d’une relative simplicité apparente —quelques lentilles de verre dans un barillet métallique—, mais conçu et réalisé de manière à permettre la saisie, avec une incroyable fidélité, de détails que l’œil nu est incapable de discerner… Il y a quelques années, il était quasiment impossible de savoir comment les choses se passent réellement à l'intérieur d'un objectif. Aujourd'hui, ce type d'informations est beaucoup plus accessible...
Pour réaliser d’excellentes photographies, il n'est absolument pas nécessaire de se préoccuper du fonctionnement des merveilleux “outils” que nous utilisons aujourd'hui. Et c’est heureux ! Mais, simplement pour satisfaire sa curiosité naturelle, il n'est pas non plus interdit de chercher à comprendre comment, par exemple, un objectif parvient à focaliser avec une extrème précision, autant de faisceaux lumineux qu’il y a de photosites sur le capteur d'un appareil photographique… Ou bien comment s’effectue la mise au point ? Qu’est-ce qu’un verre à faible dispersion ? A quoi correspondent réellement les mots “ouverture” ou “focale” ?
Trouver réponses claires et précises à ces interrogations n'est pas si facile...
Cette annexe technique, mise à jour et complétée régulièrement, est un recueil de documents rédigés à la suite d’études et de recherches sur des sujets qui m’intéressent. Peut-être y trouverez-vous réponses à certaines de vos interrogations…
Pour la réalisation des illustrations, les chemins optiques des faisceaux lumineux ont été calculés par la méthode trigonométrique (sans approximation - lois de Snell-Descartes), d’après les données relatives aux systèmes optiques concernés publiés dans les documents cités en référence. Bien que limitée aux calculs dans le plan méridien, la méthode trigonométrique, après adaptation pour le traitement des dioptres de rayon infini (surfaces planes), permet d’obtenir assez facilement le tracé des chemins optiques avec une excellente précision, et constitue un outils très efficace pour la compréhension du fonctionnement d’un système optique.
Liste (non close) des sujets traités :
Les téléobjectifs et la mise au point (de la rampe hélicoïdale à la télémétrie par différence de phase). Page révisée le 3 février 2010.
Une page sur les notions d'ouverture : pupilles et ouvertures. Page révisée le 29 juillet 2010.
Propriétés et caractéristiques de la fluorine et des verres à faible dispersion. Page révisée le 31 mai 2010.
Le Nikkor AF-S VR 300 mm f/2.8G IF-ED en toute transparence. Page révisée le 20 mai 2010.
Une page consacrée aux fisheyes Nikon.
Des notions plus méconnues qu'on le pense généralement : la distance focale et le grandissement.
